La xénophobie, ça se soigne madame Lussier

Chère madame Lussier, journaliste au Journal Métro,

J’ai voulu vous appeler après avoir lu votre relations-publiques-bashing pour vous conseiller de consulter un professionnel de la santé mentale. Vos symptômes s’approchent grandement à une xénophobie aiguë. Vous appelez depuis l’Asie serait coûteux en plus de me faire envoyer promener par une journaliste sans expérience en manque d’attention, je vous transmets donc mes commentaires à vos propos méprisants via les réseaux sociaux.

Votre texte, madame Lussier, est malheureusement rempli de faussetés et d’accusations sans fondement. Mon premier commentaire sur Facebook a été trop rapide et malencontreux puisque j’ai un énorme respect pour les journalistes :

« Bon bon bon, une autre jeune journaliste qui essaie de faire sa marque en crachant sur les relations publiques. Et dans 15 ans, elle sera directrice de compte dans un cabinet de relations publiques. On en a vu des dizaines comme vous madame Lussier, des dizaines de journalistes narcissiques en manque d’attention.»

Mais quand vous écrivez : « Les journalistes ont toujours entretenu une relation ambiguë avec les relationnistes », je ne peux m’empêcher de me demander si c’est cela qu’on vous enseigne encore à l’école de journalisme ? Je crois que non. C’est vous madame Lussier qui avez construit cette image xénophobique de toutes pièces en croyant que les journalistes doivent se méfier des méchants, dangereux et corrompus relationnistes.

Vous affirmez : « ce sont eux que les compagnies paient pour tenter de nous manipuler », le croyez-vous vraiment ? Si vous êtes assez naïve pour vous laisser manipuler par des relationnistes, imaginez la qualité de votre textes à titre de journaliste. Je dois vous annoncer que vous vous êtes trompée de profession. Une des qualités des meilleurs journalistes est de ne pas être naïfs…

L’apogée de votre texte est lorsque vous écrivez,et c’est ici que j’ai éclaté de rires :

« Ils peuvent faire copain-copain avec nous, nous faire filer coupable, ou nous acheter en nous offrant des bébelles ».

Madame Lussier, si vous acceptez d’être copain-copain avec des relationnistes ou si vous acceptez des bébelles, vous êtes dans la corruption à plein régime ! Si vous avez le sentiment que des relationnistes essaient de vous faire filer coupable, c’est que vous avez un problème d’estime de vous-même. Consultez un psychologue svp.

Quand vous écrivez : « La plupart du temps : un gros lunch » peut acheter et/ou influencer  les bloggueurs et les journalistes (en affirmant ceci, vous laissez croire à vos lecteurs que vous avez déjà accepté de vous faire payer la traite), vous réduisez votre profession à trois fois rien et vous semblez ne pas avoir de respect pour vos collègues, car je ne connais aucun journaliste qui accepte de se faire inviter au restaurant. Vous devriez revoir vos critères déontologiques et éthiques personnels madame Lussier, si vous acceptez les lunchs payés par des relationnistes.

Finalement, lorsque vous affirmez : « Ils peuvent aussi nous flatter dans le sens du poil en nous amenant à nous sentir hyper exclusifs d’être invités à un événement top VIP », mais c’est quoi ce délire !?! Vous embarquez là-dedans ? Je vous dois malheureusement vous confirmer que vous avez vraiment un problème d’estime de soi si vous avez besoin d’accepter de telles offres pour vous sentir top VIP.

Chère madame Lussier, vous devriez acquérir un peu d’expérience, vous semblez très junior. On attendait de tels propos il y a 30 ans. La FPJQ devrait vous ramener à l’ordre pour vos propos diffamatoires. Tous les journalistes d’expérience ne méprisent plus le milieu des communications comme vous le faites et n’accusent pas les relationnistes d’être corrompus et d’essayer de corrompre les journalistes. Faites vos devoirs, côtoyer des relationnistes, discuter avec des journalistes d’expérience, et surtout soigner votre xénophobie et votre manque d’estime de soi.

Après 18 ans dans le milieu des relations publiques, au Québec, au Canada, et en Asie, j’ai compris qu’il faut aimer sa profession et il faut respecter les gens avec qui l’on travaille. Tout cela, vous ne l’avez pas encore compris madame Lussier.

Au plaisir de vous relire quand vous aurez acquis un peu d’expérience.

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Mes propos n’engagent que moi à titre personnel.  

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Pour lire le texte de madame Lussier : http://journalmetro.com/opinions/prochaine-station/331212/melanie-joly-prof-de-cassette/

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